4 étapes pour se sentir mieux lorsqu’un proche nous blesse

Tout passe
Hier, ce n’était pas la joie. Une personne que j’aime beaucoup a remis en question avec vigueur et fermeture une de mes passions.  Comme à l’école primaire lorsqu’un enfant vous tyrannise, j’étais blessée et peinée. C’est avec difficultés que j’ai réussi à empêcher mes larmes de couler.

Quand on fait des choix qui sortent des sentiers battus, on rencontre sur notre route des gens qui remettent en question nos valeurs. On se sent alors rejeté, jugé et parfois la douleur est si forte qu’on peine à l’identifier.

Peu importe la situation, les douleurs prennent souvent leur source dans la douleur primaire qu’est “la peur de ne pas être aimable”.  On veut éviter à tout prix de ressentir cette douleur et c’est pourquoi l’on se crée des moyens de protections et d’évitement. De temps à autre, elle cogne tout de même à notre porte.

Je partage avec vous une série d’étapes que je peaufine au fil des expériences pour me permettre de vivre sainement ces moments douloureux de ma vie. Mon but est simple, retrouver mon essence première, “Je suis aimable comme je suis et j’ai de la valeur.”

 

1re Étape – Brailler.Pleurer.Sangloter

On se permet d’évacuer les émotions douloureuses qu’on vit sans les juger. On observe les effets de ces émotions dans notre corps (où ressent-on la douleur, est-ce que ma respiration est différente?), dans notre esprit (quelles sont les pensées présentes?)

Hier, je n’avais qu’une envie: revenir à la maison le plus tôt possible. J’ai laissé couler mes larmes et fait ressortir ma colère sans les juger pour éventuellement retrouver un état de calme et de tranquillité avant d’aller me coucher.

 

2e Étape – Réconforter.Consoler.Sécuriser

On s’offre le réconfort et la compassion dont on a besoin en se traitant avec tendresse, douceur et affection. On choisit de faire ce qui rend notre cœur plus léger comme prendre un bon bain chaud, une petite séance Pinterest pour trouver des images qui font du bien, piger une carte de Doreen Virtue, se rouler en boule dans une doudou toute douce, etc.

Lorsque j’ai commencé à tenter de me réconforter, c’était tellement un concept inconnu pour moi que je ne savais pas par où commencer. Puis, j’ai pensé à cette énergie que je vis quand je console mes enfants ou ma meilleure amie. J’ai donc choisi, de m’offrir le plus beau des cadeaux: la compassion.

3e Étape – Libération.Délivrance.Révélation

Pour continuer de libérer les émotions, on passe à l’action. En choisissant une activité qui a la possibilité de nous apporter compréhension et guérison.

Écrire comment on se sent, écrire une lettre à cette personne qui nous a blessé (pas nécessaire de lui envoyer), griffonner des mots accompagnés de petits dessins (ne pas juger notre talent), faire une activité physique intense, jaser avec une amie (qui est dans le soutien et non dans le jugement), etc.

Aujourd’hui j’ai parlé à une bonne amie. C’est avec authenticité qu’elle m’a fait part de ses propres moments de douleurs et comment concrètement elle fait pour se sentir mieux.  Elle m’a aussi offert une perle de sagesse, « Tout passe. Les moments où on vit de la joie et ceux où on vit de la douleur. » Tellement vrai. Lorsqu’on vit de la douleur, on veut que ça s’arrête. On oublie que lorsqu’on se permet de vivre ces émotions, elles passent naturellement.

4e Étape – Retour.Faire le point.Conclusion

Après quelques jours, le temps qu’il faut pour que l’amertume qu’on ressent envers cette personne diminue,  on fait le point. On peut relire ce qu’on a écrit, regarder ce qu’on a dessiné ou prendre le pouls de notre ressenti physique et mental.

Comme l’écrit si bien Miguel Ruiz (Les quatre accords toltèques – un bon livre à lire pendant la 4e étape.): “ne pas le prendre personnel”.  On craint que cette personne ait raison – qu’on ne soit pas aimable. Pourtant, on est simplement le reflet de ce que l’autre voit en nous à travers ses propres croyances et ses peurs.

Après plusieurs années à expérimenter, à être authentiquement dans l’émotion au lieu de vouloir l’enfouir, je vis moins souvent et intensément ces situations. C’est toujours plus forte de mes expériences passées que je traverse comme une scientifique ces périodes, avec la curiosité et le désir de perfectionner mon art de la compassion envers moi-même. Après tout, c’est ce que  signifie s’aimer soi-même, prendre soin de soi avec compassion et respect.

 

Julie Nadeau

Julienadeaucoaching.com

 

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Julie Nadeau

Julie coache des femmes désirant être des mères qui veulent voir leurs enfants rayonner de leur propre lumière. Ces mères veulent des relations différentes avec leurs enfants pour garder vivante cette connexion si précieuse des premiers mois. Julie est la mère de deux garçons, maintenant adolescents, qui lui ont permis de vivre une transformation personnelle. Au fil des années, guidée par sa curiosité naturelle, elle a acquis un bagage impressionnant de recherches, de réflexions et de formations lui permettant maintenant d’en faire profiter les mères qui la consultent. Elle vit maintenant plus de paix et d’harmonie dans sa vie et au sein de sa petite famille où l’amour inconditionnel, l’acceptation totale et le respect font partie intégrante du quotidien. Julie a créé le groupe Facebook Unschooling au Québec qui compte près de 400 membres et elle publie des capsules vidéos sur l’art d’être une maman bienveillante sur son site www.julienadeaucoaching.com.