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COVID-19 : 5 choses qui ne seront plus comme avant pour les familles-éducatrices.

S’il est trop tôt pour mesurer l’impact de la crise sanitaire actuelle sur notre quotidien futur, on peut déjà entrevoir que certaines choses ne seront plus jamais comme avant. Parmi ces choses, il y a la perception que les gens se font des familles qui ont choisi d’instruire leurs enfants en famille. Les parents vont se rendre compte que ce n’est pas si sorcier d’accompagner ses enfants au quotidien et que quand on peut y ajouter, en temps normal, des activités sociales et des sorties culturelles, c’est un mode de vie riche pour tous. Ce changement de perception laisse ainsi présager que les 5 choses suivantes se concrétiseront.

 

1-On ne nous accusera plus d’être des irresponsables d’éduquer nos enfants en famille

Alors que la moitié des enfants de la planète sont confinés à la maison, en famille, afin de les protéger et d’épargner la communauté des risques de la COVID-19, l’irresponsable n’est plus celui qui éduque son enfant dans le giron familial, mais celui qui l’en éloigne.

Ainsi, on ne pourra plus nous laisser miroiter que les parents sont inadéquats. Qu’il faut des « experts » pour s’occuper d’un enfant. Je mets « experts » entre guillemets puisque le terme réfère trop souvent à n’importe qui d’autre que le parent, en autant qu’il serve à distancer l’enfant du parent.

Un parent qui assume son rôle parental… Ça libère des idées et ça génère une pensée autonome. Ça peut faire peur à certains mais il y a fort à parier qu’on entendra ce discours antiautonomie parentale bien moins souvent qu’avant.

 

2-Les autres parents vont tous nous envier de savoir exactement où sont rendus nos enfants dans leurs apprentissages

S’il y a une chose qui m’épate, c’est de voir à quel point les parents sont gardés à l’écart du développement de leur propre enfant. Un relevé de notes, ça ne révèle pas grand-chose finalement une fois la continuité des services à l’élève brisée. L’instruction en institution donne l’impression que les apprentissages doivent être prémédités, planifiés, évalués au quotidien. Le parent se sent vite dépassé et s’imagine incompétent à accompagner son enfant dans ses apprentissages.

Quand on vit les apprentissages de nos enfants au quotidien, on se rend vite compte que les apprentissages suivent une chronologie propre à l’enfant, une logique bien personnelle à chacun. Les apprentissages viennent facilement, quand l’enfant est prêt et qu’il a les ressources pour exercer sa pensée.

Et par ressources, je ne parle pas nécessairement d’exercices à remplir. Je parle aussi de discussions. Tout ce savoir que nous avons, c’est déjà une ressource exceptionnelle. Il suffit de prendre le temps de répondre aux questions, de laisser des livres inspirants traîner, de discuter autour d’un film, d’observer et décrire ce qui nous entoure.

Faisons-nous confiance et comprenons que la progression de notre enfant est unique. Un environnement riche fait des merveilles et notre enfant est bien plus que la somme de ses résultats scolaires.

 

3-On ne pourra plus dire qu’il faut aller à l’école pour apprendre

Avec toutes les offres de ressources en ligne qui pleuvent en ce moment, ça devient de plus en plus évident qu’il n’est pas nécessaire de regrouper 30 enfants du même âge dans une classe pour susciter des apprentissages. Même qu’apprendre en famille, en pyjama, c’est une façon de faire très gratifiante pour tous les membres de la famille. On apprend tous ensemble et on est plus à même de pouvoir saisir les opportunités d’aller plus loin. Ce qui n’est pas le cas quand on est tenu à l’écart des apprentissages de nos enfants. Plusieurs parents prendront goût à apprendre AVEC leur enfant, en plus de ne pas être dépourvus quand le chaos social se pointe le bout du nez. Pour ceux qui ont envie de vivre l’après COVID-19 en misant sur les apprentissages en famille, c’est ici que ça se passe. Il suffit de se créer un compte à partir de ce lien pour envoyer par la suite votre Avis relatif à l’enseignement à la maison. Les étapes sont bien expliquées sur le site du Ministère de L’Éducation et de l’Enseignement supérieur et vous trouverez une communauté riche et accueillante en adhérant à des groupes de familles-éducatrices !

 

4-Le ministre de l’Éducation ne pourra plus avoir le même discours méprisant envers les familles éducatrices

Maintenant qu’on admet que c’est sécuritaire pour un enfant d’être avec ses parents (c’est primitif comme constatation mais cela peut susciter une certaine illumination chez les grands défenseurs de l’hyper encadrement en institution), que les épreuves ministérielles ne sont pas essentielles dans la vie d’un enfant (il ne devient pas néandertalien s’il ne s’y soumet pas), qu’il pleut des ressources en ligne à un point tel qu’on se demande où est l’utilité d’aller ailleurs que chez soi pour s’instruire et qu’apprendre par soi-même, avec l’aide de ses proches, c’est valable et plaisant, le ministre Roberge devra mettre de côté son mépris.

Sur L’école ouverte, le nouveau portail récemment mis en ligne afin de regrouper des ressources qui existaient déjà, le ministre Roberge semble avoir enfin compris la richesse des apprentissages en famille.

 

Bonjour à toutes et à tous,

Il me fait plaisir de vous souhaiter la bienvenue sur ecoleouverte.ca, une école ouverte sur votre monde, sur votre milieu scolaire, sur votre communauté et sur un univers de possibilités!

Vous y trouverez des milliers de ressources pour apprendre, créer, se divertir et bouger, un peu comme à l’école.〈Sans avoir à s’y rendre !〉

Les différentes activités offertes sont prévues pour que tous puissent les réaliser par eux-mêmes ou avec le soutien de leurs proches.

Chacun pourra faire son propre parcours selon son niveau scolaire et ses connaissances.

De nouvelles activités seront ajoutées régulièrement pour cultiver le plaisir d’apprendre au quotidien.

À vous maintenant de découvrir l’école ouverte!

-Jean-François Roberge

Ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur

Quel vent de fraîcheur pour les familles éducatrices qui subissent depuis l’arrivée au pouvoir du ministre Roberge des excès de contrôle historiques, faisant du Québec la province canadienne la plus lourdement encadrée sans pour autant accompagner les obligations excessives de ressources telles que programmes en ligne gratuits et soutien financier (ce qu’on retrouve dans d’autres provinces plus progressistes). D’autant plus que dans cette crise sanitaire sans précédent, ce sont les familles éducatrices qui sont les seules à pouvoir assurer la continuité des apprentissages de leurs enfants. Nous sommes en quelque sorte un gage de stabilité dans toute cette tempête. Cela ne veut toutefois pas dire que nous ne sommes pas déstabilisées par la situation inédite que nous traversons en ce moment. Mais assurément, le fait d’assumer soi-même l’instruction de nos enfants fait de nous des phares desquels le ministre devrait s’inspirer et consulter.

 

5-Nous ne nous sentirons plus jamais coupables d’avoir trop de livres et de ressources éducatives à  la maison

Les familles éducatrices investissent pour la plupart des sommes importantes dans l’achat de livres, de jeux, de matériel de soutien de toutes sortes. Des livres, on en a beaucoup ! De quoi rendre bien des écoles jalouses. Même affaire pour les jeux, les films, les documentaires, le matériel de manipulation. La gestion de l’espace est un défi en soi quand on vit les apprentissages en famille. C’est pour moi un casse-tête quotidien. Je me dis parfois que je devrais me départir de certaines ressources. Libérer de l’espace. Surtout que l’utilité de chaque pièce de la maison a été détournée pour servir de médiathèque mur à mur. Je me sens coupable d’en acheter autant. Je m’impose un budget annuel que je bust après 3 semaines. Sauf que là… Après plus de 2 semaines sans fréquenter nos bibliothèques, inutile de vous dire à quel point je suis contente d’avoir en stock autant de ressources pour lire, apprendre et jouer sans sortir ! Exit le sentiment de culpabilité ! Mon prochain budget annuel sera lui aussi bonifié !

 

Pour tout savoir sur les apprentissages en famille : L’éducation à domicile au Québec.

Oui ! L’école à la maison c’est légal !

Ne manquez pas le premier Sommet sur l’apprentissage en famille, un sommet entièrement numérique auquel vous pourrez assister à partir de chez-vous !

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Commentaires

Par Julie Roux

Maman intégrale de 2 enfants libres ayant un penchant naturel pour le bonheur, Julie a troqué la sociologie et la naturopathie contre la vie familiale qu’elle a choisie. Maman à la maison pas si souvent à la maison, elle adore sortir, voyager, réfléchir sur l’enfance et sur l’éducation.