Entrevue: Anna, maman à la maison et artiste-musicienne-chanteuse-marionnettiste!

Ça fait longtemps que Mamans Zen ne vous a pas présenté le portrait d’une maman à la maison qui est également une maman entrepreneure. Dans le passé, vous avez pu lire les histoires inspirantes de Stephany, Mylaine et Sandra. Aujourd’hui, c’est le portrait de Anna, une nouvelle collaboratrice de Mamans Zen qui est maman à la maison, artiste, musicienne, chanteuse et marionnettiste!

 

Photo: Jean-Manuel Téotonio

Photo: Jean-Manuel Téotonio

Depuis quand es-tu maman à la maison?
Depuis que mon garçon est né en 2009.

Quelle était ton occupation professionnelle avant de devenir maman à la maison?
Je faisais des spectacles de musique et de marionnettes avec mon mari. Je créais des albums de musique instrumentale et Je fabriquais des marionnettes pour différents théâtre à Québec dont le mien.

Que fais-tu comme travail, tout en étant maman à la maison?
La même chose, mais différemment, plus sereinement et avec les enfants ! Depuis notre rencontre en 2004, mon mari et moi travaillons ensemble sur chacune de nos créations artistiques. Il était clair que même avec un enfant, nous voulions continuer à créer ensemble. En 2009, quand notre premier est né (un garçon profondément merveilleux et très spirituel), nous avons cherché à concilier le travail avec la famille… grand défi! Il nous est apparu rapidement que nous désirions continuer de travailler ensemble… avec le petit!
Nous avons donc commencé par n’accepter que les contrats où il pouvait venir avec nous, il y en avait très peu… Graduellement, nous avons quitté le travail de la scène pour nous concentrer sur notre vie de famille. Le nid avait besoin d’amour pour se construire. Accueillir la vie chez soi, ça change tout, ça déroute, ça fait le ménage des croyances et des comportements ! Un enfant, ça exige l’Amour, le Temps et la Patience de la part de ses parents et nous avions envie de le lui offrir. À ce moment-là, nous ne pensions pas retourner un jour vers les arts de la scène…
De 2009 à 2013, nous nous sommes donc concentré à développer un nid douillet où grandir, en 2012, nous avons accueilli notre deuxième enfant, une petite fille amoureuse des arts et de la chanson… Durant cette période, pour gagner notre vie, nous avons développé d’autres talents et avons construit un centre, le Centre Amour de Soi, où l’on enseignait aux gens comment prendre soin de leur santé globale, comment changer les comportements néfastes qui nous empêche de nous réaliser pleinement pour accueillir la joie et se créer une vie heureuse. Durant quatre ans, nous avons aidé d’autres familles, des couples et des individus à trouver leur équilibre, à réaliser leurs rêves. Nous accueillions les gens chez nous, cela nous permettait de profiter au maximum du temps en famille.
L’amour de la musique nous habitait toujours et durant cette période, nous avons aussi composé plusieurs albums de musique. Deux albums de méditation au chant, piano, tambour amérindien, bol de cristal (Paix et splendeur 2009, Océan d’Amour 2010)… et un album de berceuses (Tous les papillons touchent aux étoiles 2010).
La vie étant ce qu’elle est avec son lot de surprises et de rebondissements, la période cocon à la maison des enfants tirait à sa fin et l’envie de la découverte du monde est revenue. Les idées de spectacles et de chansons ont recommencée à germer… à quatre! À la moitié de l’année 2013, nous avons fermé le Centre Amour de soi , heureux des rencontres faites et de l’expérience vécue, pour recommencer pleinement nos activités artistiques d’abord par la création d’un album de chansons positives et lumineuses, « Chemins de vies », puis, par la mise en place de notre site web www.annaetaelin.com, et enfin par une série de spectacles… avec les enfants! L’entreprise s’est développée rapidement et joyeusement, une étape à la fois, sans trop nous bousculer dans nos horaires de jeunes parents. Tout ça est encore tout neuf et pourtant, nous en vivons déjà!

Photo: Michèle Dufresne

Photo: Michèle Dufresne

Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet?
Nous vivons dans une cellule familiale très complice. Nous n’avons jamais vraiment « pensé » à lancer ce projet, c’est surtout l’habitude que nous avons de dire « oui » à la vie, « oui » aux opportunités et « oui » aux changements qui nous a fait emprunter ce chemin.

Comment faites-vous la conciliation « travail »/famille?
Chez nous, il n’y a rien de séparé. La famille, c’est la vie. Le travail, c’est la vie. Et nous vivons ensemble. Les enfants font tout avec nous, si à un moment, j’ai besoin de plus de concentration, par exemple pour écrire ce texte, mon mari les amène jouer dehors ou faire l’épicerie. Si c’est mon conjoint qui a besoin de temps, j’amène les enfants à la bibliothèque ou jaser avec un voisin.

À quoi ressemble une journée typique chez toi?
Cristal, la petite de deux ans se réveille la première, elle me regarde doucement et attend que j’ouvre les yeux. Amiel, le grand de 5 ans suit… il est moins discret et commence déjà à parler hihihi! Nous ne tardons pas à être tous réveillé (entre 5h30 et 6h30). Parfois je chante en me levant, ça met de la bonne humeur et nous chantons tous les quatre encore blottis sous les couvertures. Ensuite, c’est le déjeuner. Depuis peu, c’est Amiel qui s’en occupe. Cristal tente de mettre le couvert et notre grand prépare des galettes. Aelin, mon mari fait un feu et j’aide les enfants à préparer le déjeuner. Après le déjeuner, chacun prend sa douche ou s’habille pour la journée, puis c’est les activités qui commencent et là… ce n’est jamais pareil !
Parfois papa à du travail à faire sur le terrain ou des téléphones à faire pour trouver des contrats et là, je dessine, construit, découpe, bricole avec les petits ou on fait les chats, ou la lecture. À travers les jeux, je trouve le temps de partir un lavage et de faire le dîner lorsqu’ils sont bien occupés et qu’ils peuvent se passer de moi un peu. Puis on dîne vers 10h15. Ensuite, si on a un contrat, c’est l’heure de faire un lunch, un sac de jeux pour les petits et hop à l’auto. Si non, c’est souvent le temps où papa prend le relais et où je peux accomplir un peu de travail soi à l’ordinateur (maximum trois fois semaine) ou à la couture pour nous faire de beaux vêtements (les petits, ça grandi tout le temps…) ou un décor pour un spectacle de marionnettes ou pratiquer la musique, apprendre de nouvelles chansons ou méditer. Ça dépend du besoin à combler. Si quelqu’un fait des dents ou est de mauvaise humeur, ça aussi ça se vit en famille hihihi!
Pour composer de nouvelles pièces, ça ne se passe pas comme ça, je ne peux pas prévoir, c’est un air ou des paroles qui me visite et je dois les mettre sur papier le plus rapidement possible… des fois c’est dans l’auto ou en changeant une couche hihihi! Je ne peux pas prévoir, mon mari est pareil, et ici, tout le monde trouve ça normal que papa ou maman se lève en disant « chut! Chut ! Ne me demandez rien, je dois tout noter !!! » Amiel a même commencé à nous imiter !
Mon temps en solo dure parfois 15 minutes, parfois 1h30, parfois plus longtemps si le projet est long. Puis je retourne m’occuper des petits. On joue jusqu’à 16h et on soupe. Après c’est la ronde des bains, les dents brossés, les pyjamas, les livres et le dodo vers 19h15.
En générale, il n’y a pas d’accumulation de vaisselle parce que je la commence dès que j’ai fini de manger et mon mari m’aide plus souvent qu’autrement. Les enfants m’aident à faire certaine corvée comme laver les fenêtres, le lavage et ramasser les jouets. Je ne suis pas trop regardante sur le détail, ils se sentent valoriser quand je ne repasse pas trop derrière. Il y a très peu d’accumulation de ménage parce que nous sommes deux à y veiller, quand ce n’est pas moi qui ramasse, c’est mon mari ou alors, je fais un jeu où l’on ramasse tout en famille.
Longtemps, on travaillait le soir après le dodo des enfants, mais on s’est rendu compte que ça nous faisait vivre deux vies et qu’on brûlait la chandelle par les deux bouts pour rien!!! Pourquoi pour rien? Parce qu’après un projet, il y en a toujours un autre, que l’on prenne une semaine ou un an pour le réaliser!
Nous nous couchons donc en même temps que les petits, si le corps en a besoin, on s’endort sur le champ ! Si non, ça nous fait une période de méditation, de silence et on se retrouve dans la douceur quand ils font dodo. Très rarement, on travaille sur l’ordinateur le soir, je vais plutôt ajouter une période de jour dans ma semaine. Cependant, il arrive que l’on doive se consulter pour faire avancer notre entreprise ou pour prendre une décision familiale. On se prend alors une soirée pour « régler » des dossiers en attente ou pour pratiquer une chanson que nous n’arrivons pas à pratiquer ensemble le jour.

Quel est le plus grand défi à être une maman à la maison qui travaille?
Faire une chose à la fois, respirer, répondre à ses propres besoins et savoir être assez sage pour se coucher tôt le soir question de faire le plein pour répondre aux besoins (incessants hihihi!) des enfants, à ceux du mari et à ceux des gens qui nous accueillent en spectacle ou qui nous achètent des c.d.

Photo: Michèle Dufresne

Photo: Michèle Dufresne

Quelles ont été les plus grandes dépenses que vous avez eu à faire pour lancer votre entreprise et comment avez-vous financé le tout?
À vrai dire, nous ne comptons rien et nous ne manquons de rien! Quand nous avons recommencé les spectacles, nous avons acheté un piano, un petit kit de son et des vêtements. Les autres instruments (violons, flûtes) le studio d’enregistrement, la maison et la rallonge qui nous sert de local pour enregistrer et monter de nouvelles chansons, nous les avions déjà. Nous ne faisons pas de différence entre le travail et la vie alors, nos revenus servent également à nous nourrir et à réinvestir dans l’entreprise… c’est comme un autre bébé ! On en prend soin !

Et si c’était à refaire?
OUI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Quel conseil donnerais-tu à une maman ou future maman qui voudrait emprunter le même chemin?
Mettre ses rêves en action… On peut jongler longtemps à chercher ce que l’on veut faire au juste dans la vie, mais c’est en mettant nos idées dans la matière que l’on peut savoir si c’est une voie faite pour nous ou non… Il faut s’y mettre et accepter l’erreur. Faites confiance en la vie… « Chacun sur terre apporte sa couleur…» les envies profondes ne trompent jamais, ce sont elles qui tracent notre véritable chemin. Il n’y a pas de petit rêve, ni de petit défi. Tout ce qu’il y a en vous vaut la peine de vivre. Les enfants ne sont pas un frein pour réaliser ses talents au contraire, ils ont besoin de vous voir aimer ce que vous faites. Il est vrai qu’il faut bien organiser son temps, mais il n’y a rien de plus stimulant pour un enfant que de vivre avec des adultes bien vivants qui réalisent leurs rêves.

 

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Marie Noelle Marineau

Marie-Noelle est blogueuse, un peu coquette, accro au café, crazy cat lady et elle adore la bonne bouffe. Suivez-la sur son blogue de maman Marginale et heureuse où elle écrit quotidiennement pour parler de produits qu'elle teste, partager son quotidien et de succulentes recettes!

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