La honte

 

Chez nous, la politique et l’éducation à la citoyenneté s’enseignent dès le plus jeune âge.  Même si ce n’est pas au programme québécois à l’âge qu’ont mes enfants.  On écoute des sessions parlementaires sur les sujets qui nous concernent.  On se tient au courant des décisions politiques qui se prennent, des projets qui se mijotent.

 

Dès aujourd’hui, je vais enseigner autre chose que la politique, dans le but de ne pas nuire à la capacité de mes enfants de croire en un monde meilleur.

 

Je ne vais plus écouter devant eux des points de presse remplis de mensonges.

 

Je ne vais plus lire avec eux des articles de quotidiens québécois.

 

Je ne vais plus passer des journées à remplir de la paperasse pour le ministère de l’éducation.

 

Je ne vais plus être québécoise.

 

 

J’ai honte de voir un ministre répandre autant de faussetés.

J’ai honte de voir les journalistes s’en abreuver.

Honte de les voir écrire sans discernement.

Honte de voir la population avaler l’indigeste.

 

J’ai honte d’avoir fait confiance au ministère.

Honte d’avoir envoyé nos données personnelles dans un espace sécurisé.

Honte de voir la confidentialité brisée pour satisfaire la politique de bas niveau.

Honte de voir nos données personnelles  montrées aux médias afin qu’ils ridiculisent des familles québécoises.

 

J’ai honte que ce soit chose courante au Québec.

J’ai honte de notre tolérance à l’ignominie.

J’ai honte qu’on assiste au culte de la médiocrité sans se révolter.

J’ai honte de marcher sur ce sol appauvri.

 

Je m’en souviendrai.

Toujours.

 

 

Rétablissons les faits:

-Contrairement à ce qui a été dit en point de presse et dans les médias, les familles qui choisissent de se prévaloir de leur droit d’éduquer eux-mêmes leurs enfants ont l’OBLIGATION de couvrir les matières suivantes:

*Français

*Mathématique

*Langue seconde

*Science et technologie

*Arts

*Développement de la personne

*Univers social à partir de 9 ans

Ce n’est pas un choix!  C’est une obligation.  Depuis juillet 2018.

 

-Les parents-éducateurs ont l’obligation de produire un projet d’apprentissage ainsi que des bilans, à soumettre au ministère de l’éducation, qui a d’ailleurs prévu un espace sécurisé dans le but de protéger la vie privée des familles et leurs données personnelles.  Or, on peut lire dans Le Devoir:

 Le Devoir a pu consulter une série de projets d’apprentissage rédigés par des parents qui font l’école à la maison. Certains sont bourrés de fautes d’orthographe ou de syntaxe. D’autres tiennent en une page écrite à la main. Et lorsque des parents se font demander comment ils estiment la progression scolaire de leur enfant, la réponse tient parfois en un mot : « Oui. »

Vous tiquez sur les fautes d’orthographes?  Sachez que certains parents ne remplissent pas la paperasse gouvernementale dans leur langue d’origine.  Sachez que certains parents recourent à des enseignant.e.s pour couvrir certaines matières. Sachez aussi que la majorité des parents ont été instruits dans le système québécois, qui échoue lui-même à enseigner convenablement l’orthographe et la syntaxe.  À qui la faute?

 

 

Commentaires

Julie Roux

Maman intégrale de 2 enfants ayant un penchant naturel pour le bonheur, Julie a troqué la naturopathie contre la vie familiale qu’elle a choisie. Maman à la maison homeschooleuse, elle adore réfléchir sur l’enfance et l’éducation.