Ma petite obsession des couches lavables… ou comment vous convaincre de les adopter en 7 points irréfutables!

J’aurais été la première surprise il y a un an si l’on m’avait dit que je passerais une bonne partie de mes temps libres à converser «couches». Puis, mon petit bonhomme est arrivé. Je l’ai nourri, bercé, changé de couche et répété. Encore et encore.

Après quelques semaines, les poubelles se remplissaient de couches jetables qui aboutiraient sur une petite parcelle de terre et mettraient des centaines d’années chacune à se décomposer. Cela est sans compter toutes les ressources requises pour les fabriquer et les amener jusqu’à nous.

Je ne suis pas une grande écolo, mais ça faisait beaucoup de couches. Et encore plus étaient à venir. (De la naissance à la propreté, on estime qu’un enfant utilisera environ 8000 couches. C’est une tonne de déchet!)

J’ai tâté le terrain. Ceux qui n’utilisent pas les couches lavables vous disent que c’est dégoûtant, que ça n’a pas d’allure de se mettre les mains dans le caca, ça prend du temps, c’est pour les « granos », etc. Ceux qui les utilisent vous disent à quel point c’est fabuleux, pas de trouble, simple, économique, écologique, etc.

Mais qui disait vrai?

J’ai lu et j’ai lu. J’en suis venue à la conclusion que la seule façon de savoir si c’était pour nous, c’était d’essayer. C’est donc animée de ma petite flamme verte que j’ai acheté mes premières couches. J’étais loin de me douter que ce serait le début d’une véritable petite obsession… Et je souhaite «contaminer» le plus de mamans zen possible!

Voici donc mes 7 points irréfutables pour vous convaincre de passer aux couches lavables.

 

1. Mon fils a un popotin d’enfer dans une couche lavable!

Les couches lavables, c’est beau! Elles se présentent sous une variété de tissus, d’imprimés, de coupes et de qualité. C’est un peu comme des vêtements. Oui, il y a les couches pratico-pratiques un peu tristounettes qui font «la job». Il a aussi de magnifiques couches qui reflètent vos goûts et intérêts (vous pouvez même commander du sur-mesure!). Nous passons beaucoup de temps à changer des couches, autant que ça plaise à l’œil. Et je vous avoue, je mets rarement un pantalon à mon fils lorsque nous sommes à la maison. Ses couches sont trop agréables à regarder pour les cacher. (Bon j’en mets juste un peu…)

image couches 3

2. Oubliez les épingles!

Ce n’est plus comme au temps de nos grand-mères. Vous n’aurez pas à manipuler d’épingles, c’est promis. Vous trouverez maintenant des couches prêtes à l’emploi ou ne nécessitant que très peu de manipulations. Pour la plupart, une fois la partie absorbante (l’insert) installée, c’est comme une couche jetable.

Voici les types de couches habituellement rencontrées :

  • Couche tout-en-un (TE1) : La «papa-friendly». Aucune manipulation, l’insert est à même la couche. Il n’a qu’à enfiler!
  • Couche à poche : Une fois que l’insert est placé dans la poche, il n’y a aussi qu’à mettre sur bébé.
  • Couche tout en deux (TE2): Il s’agit d’un couvre-couche imperméable dans lequel on dépose un insert ou un lange. Si on le fait à l’avance, une personne inexpérimentée saura utiliser la couche sans problème, surtout lorsque le modèle permet de fixer l’insert au moyen d’un bouton pression.

(Et si vous êtes tentées par les couches plates (les «couches de coton» de nos grand-mères) pour leur aspect ultra économique, sachez que les épingles ont été remplacées par les pratiques snappi (http://snappibaby.com/products/snappi-diaper-fastener). Je vous avais bien promis qu’il n’y aurait pas d’épingle.)

 

3. Ça prolonge le plaisir.

Si comme moi vous avez versé une larme quand vous avez remballé le petit pyjama taille nouveau-né que votre coco portait à la sortie de l’hôpital (un petit sondage maison me confirme que je ne suis pas la seule), sachez que vous n’avez pas à dire adieu à vos couches favorites après quelques semaines. En effet, la plupart des couches lavables sont à taille unique, c’est-à- dire qu’elles feront de quelques semaines (8 ou 10 libres selon le gabarit du bébé) jusqu’à la propreté. Ceci rejoint par ailleurs mon argument numéro 4: les économies.

 

4. Laver ses couches vous fera économiser.

L’achat d’un lot de couches lavables et les accessoires nécessaires peut coûter aussi peu que 200$ (ex. couches plates et couvre-couches, couches fabriquées en Chine ou achat d’un lot usagé). Plusieurs municipalités offrent par ailleurs une subvention pour l’achat de couches lavables qui amoindrit votre investissement. La vôtre en fait peut être partie (http://www.subventioncoucheslavables.com/Mixte/carte_regions_quebec.html).

On estime qu’une famille qui utilise les couches jetables déboursera entre 1200 et 2000$ par année. L’utilisation de couches lavables (incluant leur entretien) vous coûterait quant à elle entre 720 et 1200$ pour la même période (Source : cbc.ca Diaper debate: Cloth makes a comeback). L’année suivante, vous ne paierez que pour l’entretien des couches lavables alors que l’autre famille devra continuer à débourser pour l’achat de couches jetables.

Et puisque les couches lavables sont durables (on se souvient du point précédent), vous économiserez davantage en les utilisant pour plus d’un enfant. Si vous ne prévoyez pas avoir un autre enfant, vous n’êtes pas en reste, la plupart des couches trouveront preneur à bon prix sur les sites de ventes. Vous récupèrerez ainsi une partie de votre investissement.

 

4.1 Variation sur le thème de l’économie… Encouragez des entreprises locales.

Un autre aspect intéressant associé aux couches lavables est le phénomène des Mamans travaillant à la maison (WAHM: Work at Home Mom). Sur les groupes d’entraide et de discussion, on rencontre des mamans qui ont décidé de mettre à profit leur talent et transformer leur petite obsession passion en entreprise à domicile. J’ai toujours aimé encourager les entreprises d’ici. Depuis que je suis moi-même maman, ça me fait encore plus plaisir de savoir que mes dollars aident une autre maman qui a fait le choix de demeurer à la maison avec ses amours.

Plusieurs marques en vue sont issues de projets de WAHM qui ont grandi. C’est le cas de Bummis (http://www.bummis.com/ca/fr/), une entreprise qui a pris naissance dans une cuisine de Montréal et qui vend désormais ses produits fièrement fabriqués à St-Jean-sur-Richelieu un peu partout dans le monde.

 

 5. C’est confortable pour le popotin.

J’ai lu une maman un jour qui posait cette question : porteriez-vous des sous-vêtements de papier? Euh, non! Mon coco, comme plusieurs, a une peau sensible. Les produits chimiques irritants (et toxiques!) contenus dans les couches et les lingettes jetables avaient vite raison de son popotin. Il est vrai que les couches lavables peuvent contribuer à maintenir les fesses de bébé humides. C’est pourquoi plusieurs modèles de couches lavables proposent des tissus qui créent une barrière contre l’humidité.

 

6. C’est bon pour notre planète.

Je l’ai dit plus haut, je ne suis pas une grande écolo, alors je ne vais pas vous bombarder de faits et de statistiques sur pourquoi les couches lavables c’est écolo. Selon moi, ça va de soi qu’il est préférable réutiliser plutôt que jeter. On dit souvent qu’une image vaut mille mots.

Voici 3 800 couches jetables pour une utilisation sur un an au coût de 1000$

contre

24 couches lavables pouvant être utilisées entre un et trois ans au coût de 500$

 visual-disposables-vs-cloth(Récupéré sur le blogue de Snuggle Bugz le 25 octobre 2014)

Tenez, une autre question rhétorique pour vous convaincre. Jetez-vous vos sous-vêtements après chaque usage? Probablement pas. Alors pourquoi ceux de nos bébés? Il est vrai que nous ne souillons généralement pas nos sous-vêtements, ce qui m’amène au dernier point.

 

7. L’entretien, ce n’est pas si terrible.

Beaucoup de gens croient à tort que l’entretien des couches lavables est long et fastidieux, qu’il faut faire tremper les couches et tous ces trucs complexes qui ne se font pas en appuyant sur un bouton de la laveuse. C’était vrai à une époque, mais il est aujourd’hui déconseillé de laisser tremper vos couches, entre autres mythes.

L’entretien des couches lavables demande effectivement un peu de discipline, mais vraiment très peu! Je suis désorganisée dans la vie et y arrive sans problème. Vous devrez laver les couches environ tous les trois jours pour éviter les odeurs et les moisissures. On parle de deux à trois brassées supplémentaires par semaine. Vous faites un premier cycle de rinçage, puis vous réglez pour un lavage à l’eau chaude avec un rinçage à la fin. Vous passez à la sécheuse à basse température ou vous suspendez. Pas plus compliqué que ça.

Parfois il arrive que vous rencontriez des difficultés avec le lavage. Une eau dure, une machine HE ou un savon qui ne convient pas à votre machine/type d’eau peuvent entraîner des problèmes d’odeur. Pas de panique, quelques modifications à votre routine de lavage régleront votre problème.

Vous pouvez chercher rapidement conseil en ligne :

Et LA grande question: est-ce qu’on se met les mains dans le caca? Ma réponse sincère: parfois oui, parfois non. Avant de vous indignez avec une moue de dégoût, lisez ceci. Si vous êtes parent, vous savez que ce qui sort de nos petits anges n’est pas toujours rose bonbon au parfum de fleur. Vous avez connu votre lot de débordements explosifs, de petits régurgis sur vos vêtements ou tous autres types de secrétions sur tout type de surface. Eh bien les couches lavables, ce n’est pas plus salissant. En prime, je vous dirais que les fameux cacas explosifs sont toujours demeurés bien contenus dans les lavables. Et comme personne n’aime se mettre les mains dans des excréments, d’autres parents ont déjà inventé une panoplie de solutions pour éviter de se salir les mains.

 

En conclusion

Si vous avez songé à passer aux couches lavables, mais hésitez toujours, foncez! Il est possible de se procurer un ensemble de couches à faible coût et plusieurs municipalités offrent une subvention pouvant couvrir une bonne partie des frais encourus.

Les couches lavables, ce n’est pas obligé d’être tout le temps ou pas du tout. Vous pouvez les utiliser à temps partiel (par ex. lorsque vous êtes à la maison). Chaque couche qui ne se rend pas au dépotoir est un plus pour notre planète et votre portefeuille. Mais attention, vous développerez peut-être une petite obsession pour vos belles couches lavables.

 

D’autres Mamans zen parlent des couches lavables…

http://mamanszen.com/on-fait-des-economies-avec-le-reutilisable/

http://mamanszen.com/devenir-maman-a-la-maison-financierement-possible/

 

Commentaires

Sabrina M.

Sabrina est maman d'un petit garçon depuis peu. À la maison le temps de son congé parental, elle cherche à trouver un équilibre entre son nouveau rôle de maman et le rythme d'avant. Elle s'intéresse à la parentalité proximale, la consommation responsable et les modes de vie (plus) vert.