Les aléas d’être maman à la maison

Je suis maman à la maison depuis… Presque trois ans maintenant. Déjà! Je n’ai pas vu le temps passer, mais pourtant, être maman à la maison, c’est pas sensé être zen, relax, mollo? Première constatation après-coup: hélala que c’est tout sauf ça, finalement! Vive les idées préconçues. Cet article vous servira d’avertissement!

 

 

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Première découverte: il est passé où, mon temps?

Je n’ai jamais vu le temps passer si vite, ou en fait, je n’ai jamais vu le temps passer, parce qu’être maman à la maison veut aussi dire être maman DE la maison: s’occuper de tout le monde et s’assurer que tout le monde ait tout ce qu’il faut pour vivre/survivre, c’est-à-dire des vêtements propres pliés, pas trop de poussière, un frigo bien rempli, des repas… Et surtout, pour l’enfant, beaucoup d’éducation, d’amour et d’attention. Sans oublier la gestion de crise quand on passe par le Terrible Two, le Threenager, le F*cking Four (décidément, les parents sont pleins d’imagination pour qualifier les premières années!) Alors honnêtement, mes journées sont tout sauf remplies de temps où j’me demande « mais mon Dieu j’ai rien à faire, que pourrais-je bien faire, j’ai du temps à tuer ».

 

Deuxième découverte: je suis la reine des listes

 

crush - copiePour ma part, mon nouveau super boulot m’a permis de redécouvrir le pouvoir sous-estimé des listes. Honnêtement, je pense que je ne pourrais pas survivre sans ma liste! Quand on se dit que nos journées sont ponctuées des interventions du petit être pour lequel on reste à la maison, on finit rapidement par avoir un gros tapon de tâches commencées et pas du tout terminées. Si je les note pas, je vais clairement finir par en oublier une bonne partie et me rendre compte que: mon chum n’a plus de bas le lendemain matin, ou que ma fille n’a plus de couches propres, ou encore qu’il ne reste plus de lait parce que j’suis pas passée à l’épicerie et me faire péter une coche/bacon infini parce que je n’ai pas de lait à mettre dans son beau verre de Monsieur Chatouille qui est sale, comme j’ai aussi oublié de vider le lave-vaisselle… Ça, et le fait que c’est extrêmement gratifiant (pour ne pas dire jouissif) de barrer des choses accomplies et de montrer fièrement ma page de mots biffés le soir à mon chum en disant « CHECK CHECK CHECK!« .

 

 

Troisième découverte: passer mes matins à me haïr

Qui dit journée qui arrête pas veut aussi dire me time qui finit pu, et ce temps mort n’arrive souvent qu’à un seul moment: en soirée, lorsque normalement, pour arrêter de chialer que je suis fatiguée, je devrais dormir. Mais le soir, quand tout le monde est couché, LE MONDE EST À MOI. Jusqu’à 10h. Puis oh! j’pourrais faire ça aussi! Et à minuit j’pourrais faire juste un peu de ça… Et à 1h du matin une p’tite collation et un peu de réseaux sociaux… Et 6h30 arrive et je me hais, et je me promets que ce soir je ferai pas ça. Pis je le refais pareil parce que je me sens tellement excitée d’avoir rien à gérer et je me sens donc ben rebelle! Et ainsi de suite. Bouhouhou.

 

Quatrième découverte: c’est clairement la meilleure décision de ma vie, finalement…

Je me trouve bien drôle avec mes découvertes. Mais quand je me lève le matin et que je découpe les fruits du jour avec ma fille que je vois bourgeonner sous mes yeux, en temps réel, je me dis que j’échangerais mon job pour rien au monde. De tout raconter les exploits de notre progéniture à mon chum quand il arrive le soir, avec tous les détails (parfois trop), ça me donne vraiment l’impression que je suis au bon endroit au bon moment, tout le temps. Je me dis que c’est moi qui raconte au lieu de me faire raconter. Je me creuse le coco pour trouver des trucs à apprendre à ma puce qui prend tout ce que je lui donne comme une petite éponge et m’impressionne en le ressortant quand je ne m’en attends pas. C’est faire des siestes super collées même quand il fait 30 degrés dehors (et dedans) et regarder ma fille dormir juste encore un peu avant d’aller faire autre chose. C’est aussi avoir une helper hors-pair pour vider le lave-vaisselle (et partir avec le rack qui devient une auto imaginaire). C’est la voir nager en riant et en criant dans ma pile de vêtements fraîchement pliés, et sauter dedans avec elle, puis recommencer en lui montrant comment plier. C’est cueillir des framboises dans notre cour et en mettre dans son yogourt, ou aller faire un pique-nique impromptu au parc. Me faire enseigner le partage parce que « maman, il faut en donner aux fourmis aussi, elles ont faim! »

 

Bref: je suis heureuse, ma fille est heureuse, mon chum est heureux. On est heureux, et c’est parfait.

Commentaires

Geneviève Bergeron

Je suis maman à la maison à Montréal, originaire de Sherbrooke. J'aime bloguer mon opinion très fort, étant souvent perçue comme "marginale" et/ou "extrémiste"; je connais plusieurs filles qui n'ont pas le cran d'affirmer leur opinion pour ne pas se faire juger, j'essaie de le faire pour elles et la plupart partagent et ça fait de beaux (et moins beaux) débats. Je suis de l'école de pensée qui dit d'en parler en bien ou en mal, mais d'en parler: normalisation de l'allaitement, être maman à la maison, être maman louve, et autres choses gênantes à parler en famille. Je suis mariée depuis bientôt 4 ans, j'ai une jolie petite puce de deux ans et des poussières et j'adore les commerces locaux, le bio, les graines de chia et les chips au ketchup. J'ai un sens de l'humour plutôt douteux, j'ai vécu pas mal de trucs moches dans ma vie, je suis marraine d'allaitement et graphiste de surcroît.

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