Mes 9 porte-bébés

Je ne suis ni une acheteuse compulsive, ni une collectionneuse. Un peu comme posséder une paire de sandales, d’espadrilles, de bottes d’eau et de bottes d’hiver : chacun de mes neuf porte-bébés a son utilité et m’est immensément précieux. Pour ceux qui doutent de la nécessité d’en avoir autant, voici une brève présentation de dix usages que je fais de mes différents porte-bébés…

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1. Pour aller marcher…

Dehors ou dans la maison. En hiver ou en été. En ville ou en forêt.

Un porte-bébé vite enfilé: deux bretelles et une ceinture de taille, comme un sac à dos. S’utilise par en avant ou par en arrière. Chez moi, le préféré de papa pour sa facilité d’utilisation.

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2. Pour me libérer les mains…

Et faire le ménage, cuisiner, jouer avec mes grands et laver mes couches. Voici la version « traditionnelle » du porte-bébé présenté à la photo 1 : un carré de tissus central avec des sangles qu’on noue. Ainsi, aucune attache en plastiques ne peut briser et l’ajustement est infini pour un confort optimum. On l’appelle le porte-bébé asiatique (Bébé Tai, le Mei Tai…) et pour les mains agiles, de nombreux tutoriels sont disponibles en ligne.

Suggestion: On laisse la version « rapide et moderne » dans la voiture pour l’enfiler sans difficulté dans le stationnement du centre d’achat et on privilégie celui traditionnel pour à la maison.

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3. Pour y glisser un nouveau-né encore un peu fripé…

Un bon vieux paréo ou une poche de portage. Parce que bébé se repose tellement mieux collé contre notre cœur, comme lors des neuf derniers mois. Rien de plus facile comme portage et de plus économique!

Petite anecdote: J’ai ramené ce paréo du Kenya. Là-bas, les femmes avaient souvent un paréo qu’elle portait ainsi en bandoulière dans les autobus. Souvent, ils étaient remplis de fruits, de biens personnels… et parfois, on entendait un petit cri et elle le tournait vers elle pour allaiter son bébé.

Note par rapport à la position berceau: On s’assure régulièrement que les voies respiratoires soient bien dégagées (il faut pouvoir glisser 2 doigts sous le menton du bébé).

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4. Pour porter bébé par en avant ou en arrière; qu’il vente, neige ou pleuve…

Un manteau de portage moderne qu’on enfile par-dessus le porte-bébé de notre choix. Celui sur la photo est une « extension » (un panneau qui s’attache à la fermeture éclair de mon manteau) que je me suis fabriquée pour agrandir mon manteau d’hiver. On retrouve maintenant de nombreuses variétés de manteaux de portage sur le marché dans la plupart des boutiques pour bébés: Suskinder, Kokoala, Mama Parka…

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5. Pour profiter de l’hiver au maximum, même par grand froid…

Un porte-bébé fait à la main par les femmes du Nord : un amauti (ou amautik). Le dos du manteau est élargi pour y glisser l’enfant directement contre le dos de sa maman. Le capuchon peut être refermé s’il vente ou fait très froid. Idéal pour les journées de plein air et très confortable pour marcher régulièrement.

Note: Il peut être difficile de s’en procurer un car il s’agit d’une invention inuite sur laquelle ceux-ci souhaitent conserver leur « brevet » (droits intectuels). Par respect pour cette culture, il faut donc demander à une femme Inuite de nous en coudre un.

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6. Pour avoir bébé bien près de soi dans la foule ou le bruit…

Alors là, il n’y a rien de plus confortable pour maman et bébé (à mon avis) qu’une écharpe de portage extensible. Quoiqu’elle nécessite un peu de pratique à l’utilisation, durant les six premiers mois de vie de mes enfants, ce fut mon préféré. Je me sentais (presque) encore enceinte.

Petite anecdote: Lorsque j’y portais Bébé no.2 afin de poursuivre la routine quotidienne, mon aîné me demandait parfois : « Il est où, notre bébé? » Bébé no.2 dormait paisiblement pendant des heures en portage alors que dans son lit, il avait le sommeil léger.

 

7. Pour jouer un tour au bébé qui résiste au portage, mais veut continuellement se faire prendre…

On le « wrappe » autour de soi lorsqu’il s’endort dans nos bras. Il suffit de cinq ou six mètres de tissus type jersey (extensible) ou tissé, aussi appelé « écharpe de portage ».

Suggestion: Avec son enfant ainsi endormi, mettre de la musique et danser (seule dans son salon) pour se détendre ou libérer les tensions, yé!

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8. Pour se passer l’enfant de porteur à porteur sans le réveiller…

Un porte-bébé de type sac d’expédition. Le seul que les deux grands-pères de mes enfants aient utilisé! Il se met et s’enlève sans se poser de question. Parfait pour aller là où les poussettes ne passent pas ou pour déposer un enfant endormi (et un peu lourd) près de soi lorsqu’on est à l’extérieur.

Sa grande qualité : Il comporte un espace sac à dos pour y glisser des couches ou pour une petite commission à pied l’épicerie.

Note sur les porte-bébés à armature: Selon les ergonomistes, utilisez ce type de porte-bébé seulement pour de courte durée car les genoux de l’enfant ne peuvent être placés plus haut que ses fesses (position ergonomique, assise).

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9. Pour aider un enfant fiévreux ou prématuré à réguler sa température…

Un portage peau à peau, avec un magnifique chandail fait pour cela ou tout autre porté-bébé ajusté serré se prêtant à des soins kangourou (recommandé par l’OMS chez les nouveaux-nés prématurés). Les bienfaits du portage peau à peau sont nombreux: favorise l’allaitement, l’attachement…

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10.  Pour consoler un bébé craintif, coliqueux, maussade…

Le « sling », vous connaissez ? Grâce à son anneau, il reste ajusté pour la prochaine utilisation. Il est compact et se glisse facilement dans le sac à couche pour être prêt à calmer son enfant qu’importe les circonstances. Il se décline en divers type de tissus et peut devenir très élégant lors d’un grand événement.

Idée : On assis souvent un enfant trop turbulent ou qui « recherche l’attention » en retrait (time out)… Pourquoi ne pas plutôt lui offrir un « time in » ?

 

« Mais, tout ces porte-bébés, c’est dispendieux !? »

Eh bien, non. Si l’on calcule comment cela me facilite la vie (coût psychologique), toutes les fois que cela m’évite de prendre la voiture (coût environnemental et financier), la chaise vibrante et autres appareils pour bébé qui deviennent superflus (coût financier), les bienfaits de sortir plus souvent (bénéfice pour la santé)… et un bébé plus heureux (vraiment, ça n’a pas de prix !)0

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Cynthia Durand

Entre les sorties au parc, les jeux imaginaires des enfants, la popote quotidienne et le lavage de couches, Cynthia Durand trouve du temps pour elle-même à travers l'écriture. Auteure de "Ma mère, c'est la plus forte - une histoire sur la naissance", de www.lasaisondumammouth.blogspot.com et de nombreux journaux intimes, c'est avec plaisir qu'elle se joint au collectif des Mamans Zen.